RDC : La NDSCI va en guerre contre les spoliateurs des biens public

Borne fixée dans la parcelle de l’Institut de Bagira.

La Nouvelle Dynamique de la Société Civile en RDC, NDSCI, exprimé son ras-le-bol face à l’expansion vertigineuse des spoliations des biens et espaces publics. Elle dit ne pas comprendre le silence coupable si pas complice des autorités, dont le Gouverneur de Province et le Maire de Bukavu. Face à cet état des choses, la ndsci pense qu’il est temps pour la population de sortir de sa torpeur et de se prendre en charge par des actions citoyennes de grande envergure contre tous ces responsables et citoyens véreux.

Les autorités qui ont la mission de protéger les biens communs demeurent dans un silence sans précèdent. Cette attitude pousse les citoyens à se poser plusieurs questions. Pour certains, ils se demandent pourquoi l’autorité compétente, notamment le Gouverneur de Province, Me Claude Nyamugabo ne fait rien pour arrêter ce fléau. Pour d’autres se demandent si ces autorités ne seraient pas impliquées de loin ou de près dans ces ventes des parcelles et maisons de l’Etats. Jean Chrysostome KIJANA, Président National de la Nouvelle Dynamique de la Société Civile en RDC, NDSCI, fait savoir : « Je pense que la population devrait maintenant se prendre en charge en allant en masse détruire toutes ces constructions anarchiques faites sur base de spoliation et déterrer les différentes bornes. ».Ça doit être du Coup sur Coup maintenant : vous spoliez, nous venons démolir et faisons chasse aux sorciers, poursuit-il. Ces opérations citoyennes de prise en charge de la population pour défendre ses biens, sous le Leader de la NDSCI, commencent dès ce week-end par l’Institut de Bagira où la parcelle de cette institution publique de formation de la jeunesse serait en proie de spoliation ainsi que et les cimetières de la Ruzizi envahis par des constructions anarchiques allant jusqu’à la profanation des morts. À Ruzizi les morts ont du mal à se reposer en paix, ils se disputent l’espace avec les vivants.

Les justiciables dans l’impasse

En 2017, la NDSCI a été approchés par les habitants du Quartier NYALUKEMBA, Avenue Nyofu (Corniche de Nyofu) qui protestent contre le morcellement dun lopin de terre, initialement destiné à demeurer un espace vert et enregistré au plan cadastral de la ville de Bukavu sous SU 7869 dune superficie de Ha 04 ares O6 ca 39% et déjà mise en valeur par les habitants en y érigeant un mur de soutènement, plantant la pelouse et autres arbres ornementaux et plaçant même des jeux pour enfants. Ces constructions sont faites sur une buse souterraine destinée à l’évacuation d’eaux usées venant de l’avenue du Gouverneur. « Dans une ville à forte démographie, cela vient donc aggraver la situation et aurait des graves conséquences sur la santé et la vie de milliers d’habitants de ce quartier. Il est donc évident que chacun revête dune citoyenneté responsable.» a déclaré Ir Henry CHAKIRHWA, Président urbain de la NDSCI.

Faisant preuve de citoyenneté responsable et refusant de se rendre justice, les habitants du quartier Nyalukemba, avaient saisi la justice afin que seule celle-ci rétablisse chacune des parties dans ses droits. C’est ainsi qu’un dossier judiciaire en bonne et due forme a été ouvert auprès du Tribunal de Grande Instance de Bukavu sous RC 11.183 mettant en cause M. BISIMWA BATCHIYUNVE Guillaume (représentant de ces habitants) contre Ms. Wavara KADOROTI Roger (premier défendeur) et le Conservateur des Titres Immobiliers de Bukavu, deuxième défendeur. Cette spoliation serait l’œuvre de certains compatriotes à la recherche de la terre à tout prix et par tous les moyens. Et malgré les alertés et différentes correspondances de la NDSCI qui ont été adressées aux autorités compétentes, la raison est restée du côté du plus fort.

L’Institut de Bagira, un institut qui a mis à la disposition de la République Démocratique du Congo et à travers le monde autant d’intellectuels et hauts cadres est en train de subir une intervention chirurgicale foncière au vu et au su des autorités et cela ne dérange pas trop ces responsables qui ont pour la mission de proteger ces biens. Ces bornes qui ont été placées dans cette parcelle, ne sont pas tombées du ciel. Ceux qui les ont fixés sont connus et l’autorité provinciale, dans ses missions est dans lobligation de punir ces agents qui ont placé ces bornes. « La Force doit rester du côté de la loi », déclare Me Pascal Mupenda.
Pour la mise en uvre de cette démarche, les animateurs des organisations de la société civile comptent mobiliser la population locale et invitent en même temps les autorités compétentes à assurer sécurité à ces paisibles citoyens qui ne vont quexercer une de leurs obligations civiques : défendre ce quils ont de commun et à léguer aux générations futures.

@Cellule communication de la NDSCI