RDC: LA RÉACTION DE LA NDSCI APRÈS L’ANNONCE DE LA CANDIDATURE UNIQUE DE L’OPPOSITION AUX ÉLECTIONS DU 23 DÉCEMBRE 2018

Le week-end a été très mouvementé politiquement dans notre pays.

Tous les regards étaient tournés à Genève où se réunissaient les principales forces politiques de l’opposition. La fumée, blanche ou noire, tant entendue, s’est finalement échappée ce dimanche au soir. Martin Fayulu est finalement celui
sur lequel les leaders de l’opposition ont jeté leur dévolu.
Dès lors la toile s’est enflammée. Des réactions vont dans tous les sens.

Nous autres personnellement faisons des observations suivantes :

1. Pour la première fois les opposants émettent sur la même longueur d’onde. Beaucoup juraient, surtout dans le camp du FCC,par l’explosion de l’opposition à Genève voyant en tous ces leaders leurs incapacités à se dépasser en parlant un même langage.

2. En acceptant l’option d’une candidature unique, tous les prétendants concernés jouissaient des mêmes possibilités et chances d’être choisi. Il y avait pas un plus grand que d’autres. Fayulu avait donc aussi les mêmes chances. Tout le reste n’est que agitation.

3. Fayulu est parmi ces rares leaders politiques qui ont été toujours à la première ligne au front lors de différentes manifestations des forces vives et politiques du pays pour revendiquer les élections et le respect de la constitution. Il a même échappé à la mort au cours de ces manifestations. C’est donc un leader de proximité.

4. Fayulu est réellement un leader politique bien connu. Si non il ne serait pas élu député national et provincial à la fois en 2006 et réélu député national à Kinshasa en 2011. Il faut être un véritable leader pour pareil exploit.

5. Alors que tous les animateurs d’institutions ayant perdu leur légitimité ,suite à l’expiration de leurs mandats, continuent à bouffer indûment l’argent du contribuable congolais, Fayulu est le seul député à avoir publiquement renoncé à son mandat et ses émoluments. Un bel exemple.

6. Fatigués d’entendre les mêmes noms au plus haut sommet de l’Etat, les choix de SHADARI pour le FCC et Fayulu pour LAMUKA, tous deux députés doublement élus, considérés comme outsiders dans les deux camps, est une bonne chose pour notre démocratie et nous arrange, nous les adeptes du renouvellement de la classe politique.

7. Les militants des partis politiques dont les leaders n’ont pas été désignés n’ont qu’à se ranger derrière leurs chefs et se ranger derrière leur candidat commun s’ils veulent réellement le pouvoir passer de la majorité à l’opposition. Tout le reste ne sera que distraction et profitera au camp du député Shadari.!Et ceux qui ne sont pas d’accord, au nom de la discipline des partis, ils n’ont pas d’autre solution que celle de démissionner de leurs partis politiques. Ils ne peuvent pas prétendre être mieux informés ni outillés que leurs chefs.
Qu’ils suivent l’exemple de chez leurs adversaires du FCC, dont nombreux grands ténors et prétendants au Dauphinat comme MATATA, MINAKU, LUKWEBO,…n’ont eu qu’à se courber et avaler la pilule amère du choix de SHADARI.

8. Enfin, les dés étant jetés dans les deux camps, la plus grande responsabilité revient maintenant au souverain primaire qu’est le peuple congolais. C’est à ce dernier que reviendra de choisir celui qui présidera aux destinées de notre Nation. Tous en sachant aussi qu’en dehors de ces deux candidats, il y a d’autres Jeunes candidats Présidents de la République, notamment des jeunes courageux comme Alain Daniel Shekomba et Seth Kikuni.
Mais, avant d’y arriver, beaucoup reste à faire notamment la fameuse MAV et ce fichier électoral corrompu.

De toutes les façons, la décision finale nous revient nous souverains primaires. Nous devons nous approprier ce processus et nous transformer en des véritables sentinelles de sa crédibilité.

D’où dès ce 20/11 à l’unissons avec le collectif Tournons la Page avec NDSCI et ASADHO comme leads, nous dirons:”JE VOTE, JE RESTE”. Pourquoi voter et rester? Je vote, je reste parce que je suis jaloux de mon vote et je ne voudrais pas qu’il me soit volé ni attribué à quelqu’un d’autre.
Le bureau de vote se transformant en bureau de dépouillement, les bons citoyens vont rester et veiller autour du feu 🔥 et d’un café ☕ pour s’assurer que tout se passe correctement. Et avec nos Android, prendre photo des pv des résultats affichés sur place. Ainsi avec pareille vigilance citoyenne, aucune blague de fabriquer des élus autres que ceux élus réellement ne saura plus être tolérée. Et le cas échéant, on en aura deux : les vrais élus par le peuple et ceux fabriqués ailleurs qui n’auront du crédit qu’aux yeux de leur fabricant.

“JE VOTE, JE RESTE”.

Rédaction