COMMUNIQUÉ DE PRESSE NDSCI/DN/57/2018 RELATIF AU PROCESSUS ÉLECTORAL EN RDC

Bukavu, le 22 Novembre 2018

« L’HEURE DE LA SANCTION et DU RENOUVELLEMENT DE LA CLASSE POLITIQUE EST VENUE »

La Nouvelle Dynamique de la Société Civile en RDC, NDSCI-CHUNVI YA CONGO, organisation pilote en RDC de la campagne Tournons la page pour une alternance démocratique en Afrique, suit de très près et de manière citoyenne l’évolution du processus électoral en RDC.
La NDSCI note avec satisfaction certaines avancées notables observées, notamment : l’adoption et la promulgation des lois nécessaires au processus électoral, l’enrôlement des électeurs, l’inscription des candidats et le début depuis ce 22 novembre de la campagne électorale en vue des élections prévues le 23 décembre 2018.
Tout en saluant ces avancées, la NDSCI exprime certaines craintes quant à l’issue heureuse dudit processus. A quelques semaines de la tenue des élections, certains signes ne nous rassurent pas. C’est notamment les défis logistiques énormes dans un pays à dimension continentale dépourvu de voies de communication praticables. Il est à mentionner qu’un flou mystérieux règne aussi autour de la très controversée machine à voter à un mois des élections !
Au regard de ces craintes, et en vue de mettre à la disposition de la population congolaise et des partenaires du Gouvernement de la RDC la vraie information sur le déroulement du processus électoral qui entame ce jour sa phase ultime avant la tenue des élections, la NDSCI voudrait bien voir la CENI communiquer clairement autour de toutes ces contraintes logistiques et ce, pour éviter que la rumeur prenne la place de la vraie information que détient la CENI, mais qui n’est pas diffusée.
La NDSCI tient à rappeler qu’en cas de non tenue effective des élections à la date prévue par le calendrier de la CENI, toutes les institutions, en commençant par le Président de la République, seront caduques et sans repère légal, ce qui pourrait ouvrir la voie à une transition citoyenne qui serait la seule voie crédible pour sauver la Nation congolaise.
Mais, en attendant, la NDSCI :
Recommande aux acteurs politiques d’adopter un comportement citoyen et responsable dans leurs campagnes électorales en évitant tout discours haineux et divisionniste susceptible de briser la cohésion nationale chèrement acquise et au prix d’énormes et incommensurables sacrifices ;
Lance un appel solennel à l’endroit de la jeunesse congolaise afin qu’elle s’assume et qu’elle cesse de se laisser manipuler et de servir de marches-pieds aux gérontocrates politiques qui ne jurent que par et pour le pouvoir et les intérêts égoïstes au détriment de l’intérêt national ;
Invite l’ensemble de la population congolaise à rester très vigilante et jalouse de sa souveraineté en barrant la route à tous ces acteurs politiques sans vision réelle pour la Nation et qui ne comptent que sur des discours démagogiques et la corruption pour accéder au pouvoir. Le temps d’achat de conscience est révolu. L’heure est au renouvellement et au rajeunissement de la classe politique ;
Réaffirme sa détermination à poursuivre avec sa mission régalienne qui est celle d’accompagner le peuple congolais vers une citoyenneté responsable ;
Est déterminée à orienter le peuple congolais à opérer des choix plus judicieux et responsables en insistant sur le rajeunissement et le renouvellement de la classe politique. D’où sa campagne « ZéroEluRéellu » qui doit passer à une vitesse de croisière pendant cette période de campagne électorale. Il en sera de même pour toutes ses autres campagnes d’éducation civique et électorale, notamment : « Tujuwe ma candideti (connaissons nos candidats) », « Jeunes, Nous pouvons », « Je vote, Je reste » ;
Se réserve le droit de publier le moment venu, après des dialogues sociaux, meetings populaires, conférences, émissions radio…, une liste des personnes, hommes et femmes, à même de mériter la confiance des citoyens ;
Dans le souci d’avoir un processus électoral apaisé et crédible, invite la CENI à privilégier le dialogue permanent entre les parties prenantes autour de plusieurs sujets qui continuent à poser problème, notamment l’utilisation de la machine à voter et le nettoyage du fichier électoral.
Pour la NDSCI,
Jean Chrysostome KIJANA,

Président National