Kinshasa, le 25 février 2019

 

A Son Excellence Monsieur Félix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO,

Président de la République Démocratique du Congo (avec l’expression de nos hommages déférents)

À  Kinshasa-Gombe

 

Objet : Lettre ouverte de la NDSCI : « Le peuple congolais attend beaucoup de vous »

 

Excellence Monsieur le Président de la République,

La Nouvelle Dynamique de la Société Civile en RDC, NDSCI-CHUNVI YA CONGO, est toute heureuse d’approcher votre autorité suprême afin de vous partager, en toute liberté et dans le respect des lois de la République en vertu desquelles nous avons la possibilité constitutionnelle de nous adresser à ceux et celles qui nous gouvernent afin de vous partager ce qui lui tient à cœur et, à travers elle, ce qui tient à cœur l’ensemble du peuple congolais. Nous vous remercions d’ores et déjà du temps et de l’attention toute particulière que vous accorderez à la présente correspondance.

Excellence Monsieur le Président de la République,

Qu’il nous soit permis avant toute chose de saluer votre accession à la magistrature suprême à l’issue des élections générales du 30 décembre dernier. Nous saisissons donc cette occasion pour vous présenter nos très vives et chaleureuses félicitations et promettons, en tant que société civile de renouveau et de proximité, Eglise au milieu du village, de vous accompagner en toute citoyenneté responsable tout au long de votre mandat afin  que le changement tant attendu par la population congolaise, longtemps meurtrie, soit enfin une réalité.

Excellence Monsieur le Président de la République,

Du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, les Congolais sont unanimes et ne jurent que par et pour le changement. Le refus de la continuité caractérisé par l’échec cuisant du candidat du régime précédent témoigne à outrance le souci ardent de la population de vivre de grands changements et de profondes réformes dans leur vécu quotidien et de voir leur pays, le grand Congo, recouvrer sa place dans le concert des Nations et la dignité de son peuple longtemps lui confisquée.

Ce changement pour qu’il soit une réalité, exige de vous, Garant de la Nation, de grandes mesures courageuses et historiques.

Excellence Monsieur le Président de la République,

Point n’est besoin de vous rappeler l’état dans lequel se trouve notre pays, pour lequel l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social, UDPS, parti cher au Patriarche Etienne TSHISIKEDI Wa MULUMBA, d’heureuse mémoire, a ardemment combattu jusqu’au dernier souffle. Ce combat, nous n’en doutons pas, est aussi le vôtre et nous vous encourageons à le mener au bon port afin que le peuple congolais sente et vive réellement le changement auquel il aspire. Comme vous vous en êtes rendu compte, dans tous les secteurs de la vie rien ne marche. Tous les indicateurs sont au rouge !

Le peuple souffre ! Le peuple ne se sent protégé par l’Etat comme cela est fait sous d’autres cieux.

Le peuple manque de tout et de rien. Toutes les infrastructures sont quasi inexistantes.

L’insécurité permanente et généralisée : plus de sept millions de morts suite à des guerres interminables dont les principales motivations, si pas les seules, ne sont justifiées que par le pillage stratégique des ressources naturelles dont regorge le sol congolais : c’en est trop ! Nulle part au monde où on a eu à enregistrer pareil bilan humain. Mais alors qui en parle ? Qui en fait son cheval de bataille ? On dirait que les Congolais sont moins humains que les autres peuples du monde. Il est temps qu’on en parle, et qu’on obtienne réparation et qu’il soit, enfin et définitivement, mis fin à cette situation, Son Excellence monsieur le Président.

Le manque d’emplois et d’encadrement de la jeunesse. Une jeunesse pourtant dynamique, mais qui est clochardisée et abandonnée à son triste sort. Une jeunesse qui depuis un temps essaye de se réveiller et de sortir de son inaction. Une jeunesse prête aujourd’hui à se battre jusqu’au sacrifice suprême afin que son sort change, comme on l’a vu très récemment dans ce combat pour la démocratie et l’alternance dans notre pays. Une jeunesse qui regorge de compétences qui peuvent vous être utiles dans la conduite des affaires de l’Etat.

Le viol et autres violences faites aux femmes utilisées aujourd’hui comme une arme de guerre, poussant certaines langues à qualifier le Congo de capitale mondiale de la violence sexuelle ! Plus jamais ça ! Des femmes violées, brulées vives, utilisées, réduites en esclaves sexuelles. Seul au Congo où les femmes continuent à mourir pour donner naissance, notamment suite à la défectuosité du système de santé maternelle et infantile, et au manque de politique de prise en charge de la maternité pourtant un droit fondamental inhérent à la vie humaine.

Des personnes vivant avec handicap humiliées, rejetées par la société et contraintes à la mendicité. Des personnes du troisième âge abandonnées à leur triste sort, injustement accusées de sorcellerie, rejetées et déconsidérées par la société ; leur « pêché », avoir bénéficié de la grâce divine de réaliser autant d’années sur terre, grâce qui n’est pas donnée à tous.

Des citoyens sont abusivement escroqués par des institutions dites de micro finances sans que l’Etat qui est censé les protéger ne fasse absolument rien. Ils sont aujourd’hui près de 20.000 personnes victimes des coopératives d’épargne et de crédit, notamment Imara, Mecrebu, Nyawera,…à Goma, à Bukavu et ailleurs. Cette situation a entrainé la perte de plus de 12 millions de dollars américains et est à la base aujourd’hui de plusieurs problèmes et difficultés dans nombreux ménages. Une dizaine de morts déjà enregistrés suite aux maladies cardiaques provoquées par ces désastres, sans compter le nombre d’enfants et étudiants qui se sont retrouvés dans les rues par manque de moyen financier pour poursuivre avec leurs études. En dépit de tous les efforts et revendications faites, rien n’a été trouvé comme solution que nous espérons trouver, cette fois-ci, par votre entremise et forte implication personnelle dans ce dossier de dimension nationale.

Les antivaleurs avec à leur tête la corruption et le tribalisme gangrènent au plus haut sommet notre société et en particulier les institutions étatiques caractérisées par la concussion au point que tous les services réputés gratuits sont aujourd’hui monnayés. Dans tous les secteurs de la vie, la corruption se fait vivre à ciel ouvert et sans que cela émeuve ni interpelle personne. Elle a atteint des proportions vertigineuses au point que tout le monde a tendance à la considérer comme la règle et toute personne qui ne s’y adonne pas est pris comme anormale ou déviante.

La corruption, ce fléau qui a totalement détruit notre pays. Erigée en règle, elle a détruit tous les systèmes et circuits, y compris l’administration publique, l’éducation, les services de sécurité et la justice. Comment espérer la vaincre quand elle est pratiquée même par ceux qui ont le pouvoir de la réprimer ?

Et aussi longtemps que l’impunité sera le mode de gouvernance dans notre pays, nous ne pouvons jamais espérer vaincre la corruption et tous les autres maux qui l’entourent et l’accompagnent.

Excellence Monsieur le Président de la République,

Nous saluons à sa juste valeur votre engagement pris devant le peuple congolais à faire de la lutte contre la corruption votre cheval de bataille durant votre quinquennat, nous vous témoignons notre total soutien et vous promettons notre accompagnement sans faille. Ce combat contre la corruption, seul vous ne pouvez pas y arriver, mais avec la participation de tous les bons citoyens, nous croyons que c’est possible de vaincre ce fléau. Ainsi donc, la Nouvelle Dynamique de la Société Civile en RDC, en partenariat avec d’autres forces vives de la Nation s’engagent à vous accompagner à travers une grande campagne nationale : « Zéro Corruption en RDC ». Cette vaste campagne va essentiellement s’appuyer sur deux volets, à savoir : INCITATIF et DISUASSIF. Ainsi s’appuyant sur ces deux leviers, il sera procédé d’un côté à l’éducation et sensibilisation des masses et de l’autre à la surveillance, aux enquêtes et dénonciations. Une application téléphonique prête à être installée sur tous les appareils de communication (smartphones, Android, App store) sera disponibilisée et mise à la portée de tous les citoyens afin de lutter contre la corruption. Un call center sera aussi installé afin de permettre aux bons citoyens de dénoncer toute corruption ou tentative de corruption. Avec l’engagement de nous tous, nous espérons vaincre la corruption.

Excellence Monsieur le Président de la République,

Dans son combat pour une justice sociale, économique et distributive, la Nouvelle Dynamique de la Société Civile a lancé depuis le 1er février 2019 une campagne nationale de revendication du mieux-être de l’ensemble de la population congolaise qu’elle a dénommée : « Congo Ni Yetu Wote », « Congo Ya Biso Nyonso », « le Congo est à nous Tous ». Cette campagne vise essentiellement la suppression, si pas la réduction, du fossé très criant qui existe dans notre société avec d’un côté une petite minorité des personnes scandaleusement riches et, de l’autre, une très grande majorité broyant une misère sans pareil ! La répartition équitable des ressources au profit de tous les citoyens en constitue aussi la raison.

Comment comprendre, Excellence Monsieur le Président de la République, qu’il  soit accordé à un ministre ou autre responsable politique et public plus de 15.000 US$ le mois et qu’à un enseignant qui a formé ce même responsable ou un policier qui assure la garde de ce même responsable, 80 US$ ? N’est-ce pas une injustice entretenue ? C’est plus qu’inhumain, Excellence Monsieur le Président de la République.

Dans le cadre de cette campagne, une pétition destinée à votre haute autorité et initiée par notre organisation est en circulation actuellement pour collecter les signatures des Congolais épris de justice distributive afin de solliciter votre implication personnelle pour la réduction du train de vie des dirigeants au bénéfice des petits citoyens. Et ça serait le début du couronnement du combat cher à votre père d’heureuse mémoire qui, toute sa vie durant, s’est battu pour la démocratie en ayant comme doctrine « le peuple d’abord ». Nous souhaitons vous remettre ladite pétition en mains propres dans les jours à venir.

Excellence Monsieur le Président de la République,

Le 24 janvier dernier, vous avez juré devant toute la Nation et prenant Dieu à témoin de

servir loyalement et fidèlement la République Démocratique du Congo et son peuple. A cette occasion, vous avez pris possession de tous les attributs de l’imperium. Dès lors, vous êtes devenu Président de la République, Chef de l’Etat, Commandant Suprême des Forces Armées et de la Police Nationale, Magistrat suprême et garant de la Nation. Quelles lourdes responsabilités ! Votre accession au pouvoir est intervenue dans des circonstances très difficiles et compliquées. Cette alternance, point n’est besoin de vous le rappeler, Excellence Monsieur le Président de la République, nous l’avons obtenue au prix d’énormes sacrifices, y compris humains, dont beaucoup de nos compatriotes ont payé le prix en versant leur sang à l’instar de Rosy MUKENDI, la Sœur KAPANGALA, Luc NKULULA, Floribert CHEBEYA,…, nous l’avons obtenu au prix des gaz lacrymogènes et balles réelles nous tirées sans sommation et allant jusqu’à nous poursuivre dans nos églises et sacristies. Ce combat, nous l’avons mené ensemble : organisations de la société civile dans sa diversité, confessions religieuses, mouvements citoyens et vous les partis politiques de l’opposition de ce temps, y compris le vôtre. Nous vous avons vu inhaler le gaz lacrymogène, être pris à partie et violemment malmené par les agents des services de sécurité. Tous ces sacrifices consentis par nous tous, dont votre excellence ainsi que celles des autres leaders de l’opposition du moment, notamment votre actuel Directeur de Cabinet, l’honorable Vital KAMERHE, le soldat du peuple le très respecté Martin FAYULU, l’honorable Eve BAZAIBA et bien d’autres figures de proue de l’opposition comme celles de la société civile, ne devraient pas être oubliés. Fruit d’énormes sacrifices, vous n’avez donc aucune dette morale envers une quelconque personnalité ou une famille politique donnée.

Excellence Monsieur le Président de la République,

Des rumeurs de plus en plus persistantes font état d’accords secrets que vous auriez signés au nom de votre coalition politique, le CACH, et l’ancienne majorité présidentielle. Certaines langues vont même jusqu’à affirmer que vous serez otage de ces accords et cela ne vous permettrait pas de diriger le pays comme vous l’auriez souhaité. Nous refusons de croire à pareilles machinations et continuons à croire dur comme fer que vous êtes et serez en mesure d’imprimer votre marque de gouvernance et laisser d’empreintes indélébiles votre règne.

Excellence Monsieur le Président de la République,

Et dans l’hypothèse même que ces soient disant accords existaient, la Nouvelle Dynamique de la Société Civile en RDC, pense que vous n’êtes pas lié au respect desdits accords allant à l’encontre des aspirations légitimes du peuple congolais. Les seuls accords qui peuvent vous lier ce sont ceux faits pour et dans l’intérêt de l’ensemble du peuple congolais. Tout autre accord taillé sur mesure pour protéger des intérêts égoïstes d’un clan politique ne devrait pas vous lier. Et la base vous dit alors : « si accord il y a, il est grand temps de vous en affranchir. Le seul pacte qui vous lie c’est la constitution de notre pays ». Rassurez-vous, Excellence Monsieur le Président de la République de tout notre soutien indéfectible dans cette démarche qui n’aurait autre mobile que de sauver notre pays du joug  de la prédation.

Excellence Monsieur le Président de la République,

Pour terminer cette adresse, la Nouvelle Dynamique de la Société Civile en RDC, esclave de la justice et de la vérité, se permet  de vous partager tout haut ce qui est dit tout bas par la grande majorité de la population congolaise :

  1. Le peuple refuse la continuité:

Pour relever tous les défis et problèmes susmentionnés, vous avez besoin de nouvelles figures et énergies. Des nouvelles personnes jouissant d’une probité morale irréprochable ; ces personnes existent, notamment au sein de cette jeunesse de plus en plus dynamique.  Le Congo c’est plus de 70 millions de Congolais et parmi eux il y a des hommes et des femmes aptes à servir autrement la  Nation.

La direction des affaires de l’Etat ne devrait plus être toujours entre les mains des mêmes personnes : ministre sous MOBUTU, ministre sous Mzee Laurent-Désiré KABILA, ministre sous Joseph KABILA, ministre encore sous Félix TSHISEKEDI. Parmi les causes qui bloquent l’avancement de notre chère Nation, il y a aussi cette gestion de la République en un club d’amis, en une clique des complices se protégeant les uns les autres.

Si pendant des décennies comme hauts responsables ils n’ont pas été en mesure de faire développer le pays, pensez-vous qu’ils pourront le faire en cinq ans de votre mandat ? Certes, le Congo a besoin de toutes ses filles et tous ses fils, mais au vu des résultats décevants, la logique voudrait qu’on essaye de nouvelles personnes aux mains propres. Personne n’est né ministre ni PDG ou ADG, Excellence Monsieur le Président. Le pays ne doit plus être pris en otage par un club d’amis qui se côtoient des années durant et qui ont déjà créé des circuits mafieux pour écrémer l’Etat congolais, le vider de toute sa substance jusqu’à ne rien lui laisser.  « A un nouveau régime, un nouveau système ! A un nouveau régime, un nouveau style de gouvernance ! A un nouveau régime, des nouveaux animateurs ! », faute de quoi, c’est la continuité et la « base » dont vous êtes précurseur vous et votre estimé Directeur de Cabinet, ne vous le pardonnera au bout de cinq ans.

 

Le Changement tant attendu passe aussi par le changement des acteurs, des animateurs des institutions de la République, de l’administration et des entreprises publiques. Le Congo a besoin d’une administration publique forte et modernisée. Une administration publique dépolitisée. La politisation à outrance des entreprises et autres services publics de l’Etat bloque le développement de la Nation. Cette politisation couplée au tribalisme qui est partie jusque dans les institutions d’enseignement supérieur et universitaire. Nous vous prions d’y voir un peu plus clair et vous conseillons de recourir à la politique de non-originaires afin de libérer notre administration publique et le secteur de l’ESURS.

 

 

  1. Oui à la réconciliation nationale, mais non à l’impunité :

Il nous semble indiqué, Excellence Monsieur le Président de la République, de vous rappeler qu’à chaque changement de régime correspond une certaine justice. Seule la justice relève une Nation. Ceux et celles impliqués dans des graves crimes, tous secteurs confondus, devraient être sanctionnés. Ne pas le faire c’est cautionner l’impunité et encourager la persistance des mêmes mauvaises pratiques qui ont plongé le pays dans le désastre. Une bonne réconciliation passe aussi et obligatoirement par la justice. Un détourneur des deniers publics hier, le fera aujourd’hui et encore demain s’il n’est pas sanctionné. Nous sommes convaincus que vous avez à votre portée les différents rapports d’organisations de la société civile et d’autres organismes internationaux épinglant des cas de corruption et de détournements des fonds du trésor public. Des rapports du Professeur LUZOLO BAMBI existent aussi. Le peuple vous en sera très reconnaissant si vous ne vous entourez pas des personnes aux mains sales ayant déjà cristallisé les antivaleurs comme la corruption et le détournement jusque dans leurs moelles épinières. Et pour vous permettre d’avoir des hommes et des femmes aptes à servir la Nation, nous vous conseillons d’exiger toujours pour toute nomination, une liste de trois à cinq personnes parmi lesquelles vous choisirez avec votre pouvoir discrétionnaire celui ou celle réunissant les critères voulus. Vous en avez l’expérience, car ayant été victime de cette exigence de plusieurs noms par votre prédécesseur lorsqu’il s’agissait de nommer un premier ministre à l’issu du dialogue de la CENCO. Merci aussi de faire la même chose.

 

  1. Demeurer esclave de la constitution et des lois de la République:

Comme garant et protecteur de la constitution, le peuple vous sera aussi reconnaissant si vous parvenez à n’avoir que la constitution comme seul guide et pacte social vous liant à lui. Nous vous prions donc, Excellence Monsieur le Président de la République, ayant déjà l’impérium du pouvoir, de vous affranchir de tous les accords politiques conclus et qui ne sont pas de nature à servir la Nation et le peuple. Ayant l’expérience de  «retrait de signature au nom de la base», celle-ci vous resterait reconnaissante à jamais si vous parvenez encore une fois à vous affranchir de tout accord qui existerait et ne serait pas de nature à favoriser une bonne gouvernance au sommet de l’Etat. L’expérience de votre homologue angolais, Joao Lourenço que vous veniez de rencontrer pourrait vous être utile.

Excellence Monsieur le Président de la République,

Permettez-nous de terminer notre lettre par cet adage swahili, une de nos quatre langues nationales, qui dit que «Mutoto wa akili anasikiliyaka mu fujo».

Convaincu que la présente rencontrera votre patriotique attention et en attente d’être reçu par votre autorité afin de vous transmettre la pétition en circulation, de vous partager sur la campagne : « Zéro Corruption en RDC » ainsi qu’un cahier de charge plus élaboré, la Nouvelle Dynamique de la Société Civile en RDC, et à travers elle, toutes ces Congolaises et Congolais qu’elle sert, vous remercie de l’intérêt que vous y accorderez.

Sentiments patriotiques.

Pour la NDSCI,

Jean-Chrysostome KIJANA,

 

 

Président National