Ça y est !

Mercredi 24 juin 2020 est un jour mémorable qui restera à jamais gravé dans les mémoires du commun de mortel. Un jour si spécial pour toutes les victimes de violations des droits humains et autres bévues enregistrées un peu partout en RDC.

En effet, 4ans après les premiers coups des pioches et des bulldozers détruisant injustement et ce, avec la plus grande violence qui puisse exister, les maisons des paisibles et pauvres populations de Mbobero ; quatre ans après le début d’un long calvaire couronné de graves violations des droits humains dont des assassinats sommaires, l’expropriation des terres et les démolitions même des lieux de culte et institutions sanitaires et ce, en violation flagrante des règles fondamentales consacrées par la Déclaration Universelle des Droits Humains et le Droit International Humanitaire, relatives à la protection des édifices protégés en temps de guerre par les Belligérants.

Par ces destructions, des malades, avec perfusions sur les bras, d’autres avec des plaies fraîches d’opération, furent contraints de fuir dans tous les sens au risque et péril de leurs vies. Tout ceci, alors qu’il est de notoriété publique internationale qu’on ne s’attaque jamais, même en temps de guerre, en ce comprises, les deux guerres mondiales, à des institutions et installations sanitaires et hospitalières.

Quatre ans après et face à ce véritable crime «imprescriptible» contre l’humanité, sous l’accompagnement de la NDSCI et du collectif TLP-RDC, les victimes de démolitions des maisons et expropriation des terres à Mbobero, Mbiza et marais de Murhundu viennent de dire à la face du monde que c’en est trop en traduisant hier mercredi 24 juin 2020 l’ancien Président et Sénateur à vie Joseph Kabila en justice !
Une grande première dans l’histoire de notre pays.

Certaines mauvaises langues pessimistes et peureuses diront certainement qu’il s’agit d’une action perdue d’avance.

À tous ces gens, nous leur disons que l’action de ce jour n’est et ne sera jamais une peine perdue. Peu importe le temps que cela prendra, nous demeurons convaincus que les enfants, petits-fils et arrière petits-fils de ces victimes seront réhabilités et remis dans leurs droits un jour.

Tout compte fait, il nous semble que sous l’impulsion du Président de la République, Chef de l’État, la RDC, notre pays, se réclame être aujourd’hui un État de droit. Et oui, État de droit voudrait aussi dire qu’aucun congolais, fut-il Chef de l’État, n’est au-dessus des lois de la République et ne peut se permettre de violer les droits de ses concitoyens en abusant de ses prérogatives et qualité de Président de la République.

État de droit voudrait aussi dire que la justice n’est pas une justice sélective qui, lorsqu’il s’agit d’écarter certains adversaires politiques et alliés devenus gênants, agit avec célérité et sévérité, mais lorsqu’il s’agit de poursuivre et punir d’autres, du moins ceux qui le mériteraient le plus, elle ferme les yeux et refuse d’agir. Alors que les animateurs et les magistrats de notre justice laissent présager des bons signes de leur ferme engagement à changer le cours des choses et à redonner à la justice sa place dans notre société, nous avons mille et une raisons d’avoir foi en notre justice. Et si par malheur l’action d’hier n’aboutit pas, nous allons saisir toutes les juridictions tant régionales qu’internationales afin d’avoir gain de cause.

La plainte des victimes de Mbobero, Mbiza et marais de Murhundu est l’unité de mesure de l’État de droit tel que prôné par l’actuel Président de la République !

Pour comprendre ce dont est reproché l’ancien Président et Sénateur à vie de la RDC, suivez la lecture in extension de la plainte ici :
*Partie 1*👉🏿 https://www.youtube.com/watch?v=G23VBxDAwFQ
*Partie 2* 👉🏿 https://www.youtube.com/watch?v=iiUyhWnTfPM

*©CelcomNDSCI2020*