« RIEN NE  SAURA ÉBRANLER NOTRE ENGAGEMENT CITOYEN A ŒUVRER POUR L’ETAT DE DROIT EN RDC »

La Nouvelle Dynamique de la Société Civile en RDC, NDSCI et le Collectif Tournons la Page fustigent et condamnent avec force les différentes menaces et autres tentatives de musellement dont sont actuellement victimes ses membres et animateurs    en République Démocratique du Congo.

En effet ces menaces et autres actes d’intimidation, qui n’ont  pour seul objectif  que de réduire au silence  ces  structures citoyennes dont l’engagement pour la bonne gouvernance et le respect des droits humains n’est plus à démontrer, ont pris d’autres dimensions depuis la plainte, sous l’accompagnement de la NDSCI, des victimes de MBOBERO contre l’ancien Président de la République et sénateur à vie Monsieur  Joseph KABILA KABANGE.

Le dernier acte y afférent renvoie  à  l’arrestation et le transfèrement devant le Tribunal de Paix de Kindu en procédure de flagrance de Maître  Michel KASONDA, Président Provincial de la NDSCI Maniema et de son avocat conseil, lui aussi membre de la NDSCI-Maniema, en la personne de Maître  Jérôme SHARADI, tous deux membres du collectif d’avocats de TLP-RDC.

Pour la petite histoire :

En date du 27 juin 2020, la Nouvelle Dynamique de la Société Civile en RDC, par son comité provincial du Maniema avait saisi le Procureur Général près la Cour d’Appel du Maniema par une plainte à charge de  Monsieur Robert MWANDA KIBANZA, Coordonnateur de l’asbl Solidarité pour le désenclavement de la ville de Kindu, SODEKI, et le Chef d’Antenne du Fond de Promotion de l’Industrie (FPI) en Province du Maniema, Monsieur PATU BANZA pour détournement des deniers publics dans le cadre des travaux de forage des puits d’eau dans la ville de Kindu rentrant dans le programme dit des 100 jours initié par le Président de la République, SE Félix Antoine TSHISEKEDI.

Y faisant suite, un mandat d’amener dûment établi et signé par le Procureur Général près la Cour d’Appel du Maniema, fut délivré  par le Magistrat  KASHAMA NDI TSHENDA BITEKETA le 01 juillet 2020 contre Messieurs Robert MWANDA KIBANZA et PATU BANZA.

Le 17 juillet 2020, le représentant de FPI introduit aussi une plainte contre le Président provincial de la NDSCI Maniema pour diffamation.

Le 18 juillet 2020, le même Magistrat invita Me Michel KASONDA à son cabinet de travail pour audition.

En bon citoyen, le Défenseur des droits humains, Me Michel KASONDA se présenta au cabinet du Procureur assisté de son conseil et confrère Me Jérôme SHARADI et fut entendu le 23 et le 24 du même mois par le Procureur Général.

Le 25 juillet 2020 en pleine confrontation avec le responsable de FPI, l’attitude du Procureur Général changea d’un cran et à la surprise générale il décida de déférer non seulement Me Michel KASONDA, mais également son avocat conseil en plein exercice de son métier, devant le Tribunal de Paix pour y être jugés en procédure de flagrance.

Et la première audience s’est tenue ce même jour dans une inquiétante précipitation qui laisse planer des sérieux doutes sur les réelles motivations et changement d’humeur et d’attitudes du Procureur Général.

Dès lors, il sied de s’interroger sur les vrais mobiles de ce changement brusque de la part du magistrat instructeur qui au lieu de faire suite à la première plainte, dont lui-même avait déjà même délivré un mandat d’amener contre les accusés, transforme illico le plaignant en accusé et se permet même d’arrêter son conseil, un avocat en toge et  en plein exercice de sa profession. Ce revirement à plus de 90° laisse présager un certain trafic d’influence et déni de justice.

Face à tout ce qui précède, la NDSCI et Tournons la Page :

  • Condamnent avec force ces graves violations des règles procédurales dans le chef du Procureur Général près la Cour d’Appel du Maniema et l’invite à revenir aux bons sentiments en se laissant guider que par la justice et les lois de la République ; Et ça serait Etat de Droit tel que prôné par le Magistrat Suprême, le Président de la République.
  • Invitent les juges du Tribunal de Paix de Kindu à ne dire que le Droit rien que le Droit pour que justice soit correctement et équitablement rendue.
  • Réaffirment leurs  engagements à poursuivre avec le combat citoyen pour l’émergence de l’Etat de droit en RDC ; Aucune menace ni des simulacres de procès montés de toute pièce,  ne saura ébranler notre engagement citoyen à défendre les droits humains et assurer la promotion de la bonne gouvernance, notamment par la lutte contre les détournements des deniers publics.
  • Restent déterminées  à poursuivre avec la plainte contre les responsables de ces deux structures sur lesquelles pèsent des sérieux indices de culpabilité de détournement de plusieurs centaines de milliers de dollars dans le cadre du programme de 100 jours initié par le Président de la République, SE Félix TSHISEKEDI TSHILOMBO.
  • Invitent les organisations de défense des droits humains tant nationales qu’internationales à prêter main forte à ces deux défenseurs des droits humains victimes d’arrestation arbitraire afin que tous leurs droits, notamment celui à un procès juste et équitable leur soient garantis.

Ainsi fait à Kinshasa, ce 27 juillet 2020,

Pour la NDSCI,                                                 Pour le Collectif d’avocats de TLP-RDC,

Karl BALEMBA MWEZE,                                         Me Jonas MULUMBA   (Justicia asbl – Lubumbashi)

 

Rapporteur et Porte – Parole National                                            Membre