COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE LA NDSCI N°61/CP-NDSCI/DN/12/2020 RELATIF AUX TRAVAUX DE REMESURAGE ET RECONSTITUTION DES LIMITES DANS LE DOSSIER MBOBERO

La Nouvelle Dynamique de la Société Civile en RDC, NDSCI CHUNVI YA CONGO, organisation de défense des droits humains qui accompagne depuis des années les populations de MBOBERO, MBIZA et MURUNDU victimes d’expropriation de leurs terres dans le différend foncier qui les oppose à la famille du Président honoraire de la RDC, SE Joseph KABILA KABANGE, tient à fixer l’opinion publique locale, nationale et internationale sur l’évolution des travaux de mesurage et reconstitution des limites dans ces contrées, et ce, en attendant la publication officielle dans les 72h des rapports narratifs et techniques en cours de finalisation par ses experts géomètres et juristes.

La NDSCI et le comité des mandataires et victimes de Mbobero, Mbiza et Murundu tiennent à féliciter et saluer la courageuse décision prise par la famille du Président Honoraire par le biais de son épouse, Mme Olive LEMBE KABILA acceptant l’une de nos trois grandes revendications, à savoir :
– un dialogue franc, sincère, égal et sans intermédiaire,

– la reconstitution transparente et contradictoire des limites,

– la réparation de tous les préjudices subis.

La NDSCI et le comité des mandataires et victimes encouragent la famille de SE Joseph KABILA à poursuivre sur cette bonne voie du dialogue et de ne plus prêter oreilles attentives à ceux et celles qui l’ont induit en erreur cherchant à l’opposer inutilement aux populations de ce coins du Sud-Kivu, en ce compris, certains responsables des affaires foncières et du cadastre qui, pour des visées de protectionnisme et de positionnement administratif sont prêts à brader la vérité et créer d’autres problèmes inutiles.

La NDSCI et le comité des mandataires et des victimes se félicitent de constater que partout où le remesurage a été fait il s’est dégagé très nettement que les limites ne correspondaient pas à la réalité. Ceci est venu donc confirmer tout ce que nous avons toujours affirmé en rapport avec cette concession. C’est donc grâce à cette vigilance et veille citoyennes qu’une bonne partie de la route nationale N°5 pourrait être libérée et redevenir propriété commune du peuple congolais.

La NDSCI et le comité des mandataires et victimes rappellent que cette opération a débuté le vendredi 27 novembre et s’est déroulée sans entrave jusqu’au mercredi 02 décembre où avons temporairement suspendu notre participation à cette gymnastique pour deux principales raisons :

Le refus émaillé d’intimidations de l’autre partie ne voulant pas accéder à notre demande de permettre à nos techniciens de faire une contre-vérification sur une petite portion de terre litigeuse constatée la veille du côté de la limite naturelle entre MBIZA et MBOBERO, le long de la rivière NYAKANYONGONYO; alors qu’il est de principe sacro-saint en matière de reconstitution des limites que les deux parties ont la latitude de vérifier et de contre vérifier partout où subsiste le moindre doute ( les géomètres de la famille Kabila conduits par le Chef de Division du Cadastre Kabare, ont eu à le faire le lundi 02 décembre sans que cela n’énerve notre partie)

La décision de vouloir imposer à tout prix que la partie URUKI soit aussi annexée en violation de l’option consensuelle prise par les deux parties au début des travaux ayant consacré le certificat de M. Marcel MICHAUX de 1953 comme seul et unique document de base et de référence dans lesdits travaux, d’où le nom de la « bible » donné à ce document de base par le Directeur de cabinet de Mme Olive LEMBE qui dirige l’autre camp.

L’insistance suspecte et incompréhensible du Chef de Division de cadastre et en même temps chef de l’équipe des techniciens de la famille Kabila, à imposer un autre document en lieu et place de l’unique « bible » a poussé à notre partie de suspendre notre participation aux travaux afin de ne pas cautionner une énième forfaiture savamment planifiée et encouragée par le responsable précité.

Il convient de rappeler ici que la partie dite URUKI (Société Urbaine et Rurale du Kivu) comme le témoigne le certificat Vol. F58 Folio 124 n’a jamais appartenue à M.Michaux et encore moins à M. Mihigo.

Cette réalité est même reprise et confirmée par deux titres établis pour le compte de la famille Kabila, à savoir le certificat d’enregistrement Vol. FKW 09 Folio 87 du 11 février 2015 (SR 217) annulé par la suite et remplacé par celui Vol. FKW 15 Folio 48 du 13 février 2018 (SR 4302) et dont le Procès Verbal de mesurage et bornage N°4672/KW/2018 signé par l’Ir Augustin PENGALOMBE KALAMA affirme sans la moindre ambivalence que ladite propriété est limitée :
Au Nord par la SR 4301 (appartenant à la famille KABILA)
Au Sud par URUKI (et par quelle autre magie, une concession reconnue comme telle par les titres cadastraux de SE Joseph Kabila comme étant sa limite au Sud, peut changer de statut et devenir sa propriété et faire l’objet de remesurage?)
A l’Est par le Lac Kivu (ce qui est aussi une très grave forfaiture car faisant inclure une bonne partie de la route nationale N°5 dans la concession de l’acquéreur KABILA)
A l’Ouest par la rivière Nyakanyongonyo (qui est la limite naturelle entre HONGO et MBIZA)

Il convient aussi de rappeler que c’est sur cette partie dite URUKI que toutes les maisons y compris l’Hôpital du Dr KACHUNGUNU ont été démolies en 2016 et 2018 et où de nombreux citoyens avaient acquis, de bonne foi, des parcelles à cet endroit en vertu de l’arrêté ministériel N°022/CAB/MIN/AFF.FONC/2008 du 06 mars 2008 portant création d’un lotissement dénommé Hongo comprenant 890 parcelles de terre à usage résidentiel, 10 à usage commercial et 15% de lotissement à usage public, publié au journal officiel de la RD Congo, 49e année, N°7 du 01 avril 2008.

La NDSCI et le comité des mandataires et des victimes restent disposés à poursuivre et parachever contradictoirement cette gymnastique pour que la paix et l’entente sociales règnent de nouveau dans ces entités. D’où, l’appel lancé à Mme Olive LEMBE à poursuivre par la voie du dialogue tel qu’amorcé à Goma le 30 octobre 2020 lors de la toute première rencontre qu’elle a eu avec les véritables mandataires et victimes de Mbobero, Mbiza et MURUNDU, laquelle rencontre a permis de décrisper un tout petit peu les tensions et arriver même à cette grande gymnastique, un des gages d’une solution définitive et durable de cette crise qui n’a que trop durée.

Ainsi fait à Bukavu, ce 05 décembre 2020,
Pour la NDSCI, Pour le Comité des mandataires et victimes,
M. Jean Chrysostome KIJANA,  BAGUMA KAMEME* ,
Président National Porte-parole