COMMUNIQUE DE PRESSE N°67/NDSCI/DN/06/2021 RELATIF AU CRASH INTERVENU CE MERCREDI 16/06/2021 A L’AEROPORT NATIONAL DE KAVUMU

Bukavu, le 16 Avril 2021

« L’élargissement et la modernisation de l’aéroport de Kavumu est une urgence absolue… »

La Nouvelle Dynamique de la Société Civile en République Démocratique du Congo, NDSCI – CHUNVI YA CONGO vient d’apprendre avec grande consternation le crash survenu ce mercredi 16 juin 2021 non loin de l’aéroport de Kavumu où un aéronef quittant Kavumu pour Shabunda s’est écrasé dans les minutes ayant suivi son décollage et dont le bilan  fait état de trois personnes tuées, dont deux membres de l’équipage et un passager.

La NDSCI tient à présenter ses condoléances les plus attristées aux familles des victimes ainsi qu’à la compagnie aérienne qui assurait ce vol.

La NDSCI saisit ce désastre pour interpeller le Gouvernement congolais sur l’impérieuse nécessité de procéder à l’agrandissement et modernisation de l’aéroport de Kavumu.

Il est inadmissible que plus de 60 ans après l’indépendance, une ville comme Bukavu, Chef-lieu d’une Province stratégiquement hyper importante à plusieurs dimensions,  manque un aéroport digne de ce nom se contentant de cet aérodrome avec des infrastructures de la honte comparable à un dépôt relais comme certaines langues le disent actuellement.

L’élargissement et la modernisation de cet aéroport constitueraient non seulement  un ouf de soulagement pour les opérateurs économiques obligés d’aller prendre leurs vols au Rwanda ou à Goma, mais aussi et surtout,  constitueraient une bonne alternative en cas d’une grande catastrophe naturelle comme celle intervenue récemment avec l’éruption du Volcan Nyriragongo à Goma. Ainsi, en cas de fermeture de cet unique aéroport de la région, l’aéroport de Kavumu, une fois modernisé, permettrait aux deux provinces sœurs du Kivu de ne pas être coupées du reste du pays et du monde, surtout lorsqu’on sait que les routes sont dans un état de délabrement très avancé.

Enfin la NDSCI invite les services techniques habilités à quitter l’amateurisme et la complaisance en procédant très rigoureusement aux différents contrôles requis pour qu’un aéronef opère ; ceci pour nous épargner des désastres pareils résultant de ces « cercueils volants » sous l’œil complaisant des services techniques et autorités publiques.

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