Mr. Buroko Bavurhe est un homme handicapé d’une jambe. Il a été aussi chassé avec sa femme Espérance de sa maison et de sa terre et il habite maintenant dans une maisonnette d’accueil.

J’habitais à Kachuba, je cultivais chez Maitre Michaux. Kabila est arrivé, je ne sais pas comment, il a ravi ma parcelle. Il a démoli ma maison. Je ne savais pas où aller et des voisins m’ont logé en cette maison. Ici ce n’est pas chez moi ! Je suis pauvre, si quelqu’un ne m’aide pas, je n’ai pas d’habit à mettre. Je mendie par ci par là : c’est humiliant ! Or j’avais chez moi. Malgré ma misère je contribue aux actions de revendication de nos droits : je veux qu’on me remette mon champ, que je rentre chez moi. C’est là que mes parents et même mes enfants sont morts, c’est pourquoi je ne peux pas accepter qu’ils restent avec mon champ. Je ne veux pas d’argent, je veux mon droit. Si Kabila était ici, je lui dirais : rends-moi mon champ, mon père m’a laissé là-bas. S’il prétend d’avoir acheté, chez qui a-t-il acheté ? Ni moi ni mes voisins n’avons reçu un sou de sa part ! Que Madame Olive nous rendre notre terre et nous reconstruise nos maisons.